Les habitants de la ville de Nabatieh, dans le sud du Liban, espèrent toujours pouvoir regagner durablement leurs foyers. Toutefois, les craintes dune reprise des frappes israéliennes demeurent présentes en raison des tensions persistantes à la frontière et du maintien de forces israéliennes à proximité de la ville.
Nabatieh a subi dimportants dégâts à la suite de frappes israéliennes ayant touché plusieurs quartiers de la ville. Ces attaques ont provoqué de lourdes destructions de logements et dinfrastructures, contraignant de nombreux habitants à quitter la région pendant la période descalade.
Certains résidents ont commencé à revenir malgré lampleur des dommages, affirmant leur attachement à leur ville. Dautres préfèrent toutefois attendre une amélioration de la situation sécuritaire avant denvisager un retour définitif.
De nombreux habitants estiment que la présence continue de forces israéliennes sur des hauteurs dominant la région, notamment autour de Château de Beaufort, maintient la ville sous surveillance et lexpose à déventuelles attaques.
Selon les habitants, Nabatieh a perdu une grande partie de son identité urbaine à cause des destructions provoquées par les frappes. Autrefois considérée comme un important centre économique et social du sud du Liban, la ville est aujourdhui confrontée à de lourds défis en matière de reconstruction et de rétablissement de la vie quotidienne.
Plusieurs familles déplacées se rendent actuellement dans la ville uniquement pendant la journée avant de repartir à la tombée de la nuit, en raison des inquiétudes persistantes concernant la sécurité.
Pour de nombreux habitants, la perspective dun retour permanent dépend largement de lavenir de laccord de cessez-le-feu. Si certains espèrent quil permettra de stabiliser durablement la situation, dautres redoutent son effondrement et une reprise des opérations militaires.
Malgré lannonce dun accord prévoyant un retrait progressif des forces israéliennes de certaines zones du sud du Liban, la mise en œuvre de ces dispositions accuse encore des retards, tandis que les troupes israéliennes restent positionnées dans plusieurs sites dominant les régions frontalières.