Explication : Que signifient les « zones pilotes » dans l'accord entre le Liban et Israël ?

2026.07.02 - 12:46
Facebook Share
طباعة

 Les « zones pilotes » sont des secteurs désignés pour servir de mécanisme de redéploiement progressif des forces israéliennes et de transfert de responsabilité aux Forces armées libanaises, conformément à laccord-cadre signé entre le Liban et Israël le 26 juin 2026. Selon cet accord, larmée libanaise prendra le contrôle total de ces zones après la vérification du désarmement des groupes armés non étatiques et du démantèlement de leurs infrastructures militaires.

Laccord ne précise pas les secteurs concernés. Son troisième article indique simplement que les Forces de défense israéliennes et les Forces armées libanaises conviendront de deux premières zones pilotes, tandis que les autres seront définies ultérieurement dun commun accord.

Le 1er juillet 2026, la radiotélévision publique israélienne a indiqué, selon des sources concordantes, que la mise en œuvre du plan avait été reportée dans lattente de la création dun mécanisme conjoint de contrôle entre les armées israélienne et libanaise.

Bien que laccord ne désigne aucune localité, le quotidien israélien Haaretz, citant des sources militaires, a affirmé que trois villages du sud du Liban avaient été retenus pour cette première phase : Froun, Ghandouriyeh et Zawtar Ouest. Selon ces informations, les forces israéliennes seraient présentes à Froun et Ghandouriyeh mais non de manière permanente à Zawtar Ouest.

Toujours selon Haaretz et dautres médias israéliens, Israël ne contrôlerait pas totalement ces trois localités mais y aurait mené des incursions ponctuelles dans le cadre de propositions de son commandement nord visant à adapter lapplication de la trêve.

Du côté libanais, Mazen Ibrahim, directeur du bureau dAl Jazeera au Liban, a déclaré que les autorités libanaises navaient pas confirmé que Froun ou Zawtar Ouest figuraient parmi les premières zones pilotes. Il a ajouté que les négociateurs libanais avaient expliqué que ces zones devaient correspondre à des territoires occupés par Israël, dont les forces se retireraient avant le déploiement de larmée libanaise.

Le même jour, les médias publics israéliens ont annoncé le report de la mise en œuvre du dispositif jusquà ladoption dun mécanisme conjoint de supervision. Selon ces informations, Israël souhaite disposer dun système de contrôle garantissant lexercice effectif de lautorité libanaise et labsence préalable de combattants affiliés au Hezbollah.

Facebook Share
طباعة عودة للأعلى
Ajouter un commentaire
* Type the result 3 + 3